(Photo Bernard Lorquet)
Que de sentiments mélangés, ces jours-ci !
Comme tant d’autres, c’est la gorge nouée et les larmes aux yeux que j’ai vu ou revu ce dimanche soir les images d’une soirée d’horreur à Paris et les visages de tant de jeunes victimes des commandos de Daech.
Émotion aussi devant les manifestations individuelles ou collectives de compassion et de solidarité envers les victimes et leurs proches.
Révolte à la pensée que cet État islamique est le fruit d’interventions calamiteuses du monde occidental au Moyen-Orient depuis 2003 (pour ne pas remonter trop loin…) et du soutien de Bachar El Assad et d’autres dictatures arabes.
Révolte évidemment devant la complaisance du monde occidental envers ces dictatures et pays complices de Daech, une complaisance souvent dictée par les intérêts économiques du grand capital.
Révolte aussi devant les réactions de l’extrême droite – mais pas seulement, hélas – pratiquant l’amalgame entre ces combattants de l’État islamique et des citoyens belges ou français de religion musulmane et remettant en cause notre devoir d’accueil des demandeurs d’asile.
Crainte enfin – même si la priorité est de protéger nos concitoyens contre de tels actes terroristes et s’il nous faut éviter tout angélisme – de voir se développer certaines mesures de sécurité publique remettant en cause des droits fondamentaux sans résultat probant sur les causes et l’origine de ces actes terroristes.































